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veronique POUGET

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après les blogs de mes enfants, ici je vais enfin pouvoir mettre mes états d'ames...

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Marijowrote:
oui, j'ai une machine à pâtes parceque ..... mon mari et ma fille aiment les pâtes !!! pas comme moi !!!
bises
Mar. 24

Maman Vero

C'est tellement compliqué d'être simple...
June 17

Des news....

C'est un fait, je passe de moins en moins de temps sur internet. Quand après une journée de travail, les enfants sont couchés, je préfère m'affaler et comater devant une émission la plus simple possible (trop cool le bonheur est dans le pré qui recommence...!).
Et puis, cette dernière semaine a été riche en stress avec cette incertitude sur mon futur. On m'avait dit et répété que c'était du sûr. Comme je le craignais tout se joue au moment T et dans ces moments là, ben ils savaient plus trop.
 
Bref, la semaine dernière, j'ai suivi 3 jours de formation sur un logiciel de cartographie, ça m'a bien plu même si la mollesse du formateur et son inadaptabilité aux imprévus m'a bien enervée. Et puis, depuis le début du mois, nouvelle chef, nouvelle façon de travailler, tensions, tout ça.
Donc vendredi aprem, clash dans mon service, que je vole le boulot des autres et que tt le monde s'adresse à moi, c'est pas normal. Petard, j'avais déjà les tripailles en vrac de pas savoir mon futur à horizon d'une semaine et voilà que ce que je croyais le plus solide s'effondre : on ne me fait pas confiance, on se méfie de moi, on m'envie... Rendez moi mon boulot de rêve, mon nuage rose!
Lundi, toujours rien. Et puis, le soir à 17H30, on me donne enfin la nouvelle "mon CDD est prolongé jusqu'en décembre". Ben c'pa'possible, le directeur m'a dit que c'est jamais plus de 6 mois un CDD. Ben vi, c'est jamais plus de 6 mois parce qu'au delà de 6 mois on est obligé de faire un CDI, mais là comme ils veulent me garder en CDI, c'pas un pb.
Bon, ben moi qui avait jusqu'à y a qq semaines la chair de poule et limite les yeux humides en pensant au jour où je saurais, ben là quedalle, pas de réaction.
Je ne pense qu'aux soucis dans le service et puis je me dis que j'aurais préféré qu'ils me virent le temps qu'ils aient leur "visibilité sur le budget" necessaire à créer mon poste "en dur". Et puis qui dit toujours en CDD dit pas mon nom dans l'annuaire, pas droit à des rtt, pas droit d'être malade, pas de CE...
Du coup mardi, je savais plus, j'étais tellement pas bien que j'avais envie de dire M à ce CDD, histoire de faire un break.
J'ai donc dis aux collègues puis à la chef que je ne savais pas si j'allais accepter.
J'ai obtenu une substancielle augmentation et l'avancée de la date de passage en CDI à "courant octobre". Et puis du coup, on m'a dit des gentilles choses de nature à rendre le nuage un peu moins gris...Toujours pas signé mais bon je vais certainement y rester, z'inquiétez pas les zamis!
May 17

Première rencontre avec Menière

Vendredi matin - 8H20 - Habillée, pomponnée, je suis prête pour aller au travail; j'habille et je chausse les loulous et c'est parti. C'est la pleine forme, zou à l'école!
En ouvrant la porte de l'appart, je sens un léger vertige un peu comme quand on se lève trop rapidement.
Dans l'ascenseur, ce leger vertige ne s'estompe pas.
Arrivée en bas, je vais à la voiture mais j'ai l'impression d'avoir 3g d'alcool dans le sang.
J'installe tant bien que mal les enfants dans la voiture mais j'ai le mal de mer, je sens que le truc n'est pas normal et après un instant d'hésitation, je décide que non, je ne PEUX pas conduire dans cet état. Tout tourne autour de moi, sans répit.
J'explique aux enfants que je ne me sens pas bien et que je remonte à l'appartement téléphoner à mamie pour qu'elle vienne les chercher.
J'arrive dans l'appartement, je téléphone et je fonce aux toilettes. Je me dis que vomir me soulagera et qu'ensuite ça ira sans doute mieux; à vrai dire je n'ai pas vraiment le choix!
Cette fois je sens que je n'irai pas au boulot aujourd'hui, j'essaie de téléphoner mais personne ne répond au bureau. Et puis je pense aux enfants, je m'inquiète pour eux restés seuls dans le parking; je tente de rassembler mes forces pour aller les rejoindre et les ramener à l'appartement mais cette fois c'est impossible, je m'éffondre dans le fauteuil de bureau de François. Impossible de bouger, mes muscles sont en coton; obligée de garder les yeux fermés, la vision de cet environnement qui tourne de plus en plus vite est insoutenable; j'ai froid; Chaque micro mouvement, s'accompagne de spasmes aussi violents qu'épuisants, je sue à grosses gouttes.
Maman arrive enfin avec les enfants. Ils veulent savoir ce qui m'arrive, découvrent ces flaques dans l'appartement; je ne supporte plus leurs bruits.
Maman appelle le 15. Très vite, ils diagnostiquent un vertige de Ménière. Ils essaient de joindre mon médecin traitant; si elle est là, ils me l'envoient d'urgence sinon ils m'envoie le SAMU.
Le docteur arrive, elle confirme le diagnostic, me fait une piqure d'anti nauséeux et me porte me coucher.
Je vais passer 24H, incapable de bouger, incapable de dormir; et à chaque fois que je tenterai un changement de position, même infime, vomissement direct. Ne rien avaler; vomir même les médicaments. Bref, une journée d'horreur, à rêver d'une douche.
Les enfants iront finalement à Puygouzon, trop tard pour l'école avec tout ça.
François rentre vers 19H; il n'a pas eu le mail de maman et n'est pas au courant qu'il a une femme qui vomit au moindre mouvement et qu'il va devoir assurer.
Le lendemain, la situation s'améliore lentement : moins de nausées mais toujours ces vertiges, cette trouille de bouger, de me déplacer.
Et surtout LA grande trouille : la trouille que ça se reproduise; la trouille rétrospéctive d'imaginer la situation si ma crise s'était produite 5 minutes plus tard, une fois en voiture. Je ne comprend pas comment cette saloperie m'est tombée dessus comme ça sans crier gare. Moi qui sentais que depuis ces derniers mois, tout me réussissait, qui prenait de plus en plus confiance en moi, me voilà INVALIDE, à penser ne plus jamais oser conduire.
A priori quand on est sujet à ce truc, c'est pour longtemps et ça revient régulièrement, l'angoisse.
Enfin, hier soir, alors que François était sorti avec les enfants pour la nuit Pastel; j'ai eu l'idée de tenter de les rejoindre en m'appuyant sur une poussette, devenue déambulateur incognito. Les premiers mètres sont difficiles mais en fixant droit devant et en ne bougeant pas la tête, je m'en sors. Le moral revient.
Et quelle plus belle façon d'enterrer ces vertiges qu'en levant le nez pour regarder un funambule traverser la place de la cathédrale pour rejoindre le musée Toulouse Lautrec!
 
Aujourd'hui, je touche du bois, j'ai pu reprendre une vie quasi normale. Je supporte toujours très difficilement le bruit (les enfants ont sifflé ce matin dans des langues de belle mère ça m'a valut une bonne heure de palpitations). Demain je me renseigne pour faire des tests chez l'ORL (mes oreilles internes déconnent, c'est la cause semble t il) et puis je dois trouver un kiné spécialiste du vertige pour apprendre à le dompter.
Demain, je tente le retour à une vie normale...
 
L'expérience a eu de positif de montrer à chacun comment se débrouiller sans moi.  François a sacrifié sa grasse mat du samedi matin (pas sa sieste de l'aprem!), les enfants ont enfin accepté de dormir chez papi et mamie. Bon, l'appart est un sacré champs de bataille mais mes hommes ont assuré leur survie sans une maman qui fait tout (bon avec une mamie qui fait presque tout quand même!)
 
May 01

un tuyau en passant

C'est la crise ma bonne dame.
Pour ceux qui n'ont pas de boulot, ça veut dire que c'est encore plus dur qu'avant d'en trouver et quand on en trouve, on est, du fait de la crise, pas en situation de force pour parler salaire.
Moi j'ai appris grace à François un truc que quasi personne ne sait et qui peut aider à se lancer dans un nouveau boulot même s'il est mal payé.
Ca s'appelle l'Aide Différentielle au Reclassement et ça s'applique aux demandeurs d'emploi de + de 50 ans OU touchant des allocs de Paul Emploi depuis plus d'un an et dont le nouveau boulot donne un salaire d'au moins 15% en dessous de votre précédent salaire.
Dans ce cas l'ADR vous donne une aide qui fait que globalement vous toucher autant qu'à votre ancien boulot.
Autant le dire, c'est confidentiel. Je vous met au défi de trouver l'info sans savoir le nom de cette aide; Même chez Paulo, ils se souviennent pas la dernière fois qu'ils ont eu une demande, et il a fallu 30 minutes à la specialiste pour retrouver l'imprimé. donc, je transmet l'info...
 
En résumé, qq pistes pour ne pas "travailler plus pour gagner moins" quand on est au chômage et qu'on va retrailler :
- Soit on reprend à temps partiel ou à cheval sur plusieurs mois (comme mois cet été) et dans ce cas, on travaille moins de 110H par mois, on déclare le salaire et le nombre d'heures travaillées quand on pointe et SURTOUT on dit bien qu'on est toujours à la recherche d'un emploi.
Dans le cas ou le salaire est moindre que vos allocs chômage, vous toucherez quand même la différence
 
-On reprend à temps complet et on gagne moins de 85% de l'ancien salaire. Vous allez chez Paul Emploi demander le formulaire de l'ADR et vous pointez en mentionnnant le nombre d'heures, le salaire perçu et on dit toujours qu'on est à la recherche d'un emploi.
Cette fois c'est le différentiel avec l'ancien salaire que vous touchez.
Tout ceci dans la limite des droits Assedic qu'il vous reste...
 
Ben dans mon cas, c'est assez hallucinant (la dame chez Paul arrivait pas à comprendre, elle pensait que je continuait à toucher mes assedics) puisque comme mon salalire actuels est inférieur de 60% à mon ancien salaire, j'ai droit à plus de 58€ par jour d'ADR.
 
Si ça peut servir, donnez l'info parce que 99% des interlocuteurs chez Paul vous diront "Ah non si vous travaillez plus de 110H, on ne vous doit rien".
 
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Dans mon cas, j'ai appris l'existence de ce truc plus d'un mois après avoir commencé à travailler donc ça n'a joué aucun rôle dans mon enthousiasme pour ce boulot.
Je m'y éclate toujours autant, mon CDD a été prolongé jusqu'au 19 juin. J'ai qq bonnes ondes pour la suite (notament que la semaine dernière je suis allée à une réunion à Toulouse à la place du directeur, que l'on m'a programmé une formation à la cartographie le 11 juin et ce serait ballot que ça serve à rien et puis l'autre candidat mystère au poste présenté par le directeur se dit pas du tout interessé par le poste).
April 13

Fière d'être une emmerdeuse!

Oui, je me suis enervée hier soir quand j'ai vu que mes craintes sur la reprise du bar de l'angle de notre rue par des joueurs de rugby du club d'Albi ne soient fondées!
Parce que le concert organisé pour fêter... euh la défaite du SC Albi avait lieu sous des tentes aménagées sur la rue, ou comment annexer la voie publique avec l'autorisation de la préfecture.
Oui parce que j'ai appelé la police pour savoir... à 20H30 et puis à 22H10.
Alors, j'attend demain qu'à la prefecture on m'explique pourquoi les bars, si reglementés par rapport à leur insonorisation, à la limitation des nuisances sonores, peuvent tout à coup avoir tous les droits dès lors qu'ils ont le bras un peu plus longs que les autres...
 
Bref, voici mon article.
Et la réponse est non : les gros bras du rugby me font pas peur.
 
A la réponse pourquoi tant de haine? la répose est parce que je ne veux pas s'installer cette coutûme; ils ont repris le bar depuis janvier, on est au début du printemps, s'ils croient faire bedéga dans la rue tous les week end, ça me va pas du tout.
March 26

Bien être au travail

Ce n'est pas la première fois que je m'attache à un boulot, que j'ai hâte de retrouver mes collègues, que j'ai le sourire au lèvres en me levant mais là, ce que je suis contente de travailler là, pour un peu je remercierais le Dieu du timing d'avoir fait qu'ils recherchent quelqu'un comme moi à ce moment là : juste le bon moment.
Bientôt 2 mois que j'y suis, position pas vraiment facile à devoir remplacer quelqu'un qui n'est pas là mais tout le monde m'a aidé au mieux qu'il le pouvait et même quand il ne savait pas, leurs sourires et leurs attentions m'ont encouragée à perséverer.
Il y a une dizaine de jours, nous avons appris une nouvelle qui nous a glacé : notre chère chef devra dès le mois de juin nous quitter pour encadrer un autre service; le tout contre sa volonté. Sur le coup, j'ai été triste parce que même toute fraîche arrivée dans le service, ma chef est une personne très attachante, à laquelle fatalement je suis attachée... et puis j'ai aussi pensé à moi, je me suis dit que mes chances de CDI s'envolaient avec son départ,tellement j'avais confiance en sa capacité à se battre pour plaider ma cause auprès de la direction. C'est alors qu'on m'a appris qu'elle n'avait de cesse de la plaider et depuis qu'elle sait qu'elle devra de toute façon partir, elle n'a fait que la plaider encore plus.
Je dois avouer que j'ai du mal à y croire tant il me semble que je ne fais pas un boulot extraordinaire mais ma chef m'a vendue comme "une perle", "vous ne trouverez pas mieux sur le département; c'est une chance de l'avoir, ne la laissez pas partir". Encore aujourd'hui, alors qu'elle avait enfin rendez vous avec la direction pour parler de sa mutation forcée, elle en a remis une couche à mon sujet : "j'ai encore fait l'article" qu'elle m'a dit!
Et puis il y a quelque jour, on m'a dit que le directeur allait me recevoir dans qq minutes. La rencontre s'est assez bien passée; il m'a dit qu'ils voulaient depuis un certain temps créer un poste de cadre en statistiques directement rattaché à la direction et que j'étais bien placée pour postuler. Il ne m'a rien promis, il me donnera un travail pour me jauger et il y aurait un autre candidat en lices mais je suis confiante parce que je ne sais pas comment l'autre candidat fera pour faire son travail-test mais moi je sais que j'ai toute une équipe derrière moi; tout ceux qui, plusieurs fois par jour, viennent me dire qu'ils espèrent qu'on va me garder... et puis, aujourd'hui on m'a montré un mail du directeur suite à un travail que j'avais fait il y a qq temps et qui me paraissait pourtant très basique  : "je n'ai que des éloges à faire sur cet excellent travail. Dites à Véro A que je souhaite la rencontrer demain".
Voilà, je suis un peu sur un nuage; je rougis souvent, j'ai du mal à le croire, pas l'habitude. J'ai travaillé pendant 8 ans 10 000 fois plus et je savais que je faisais du bon boulot mais les chefs ne le disaient pas, dès fois que ça nous donne envie de demander une augmentation; ils n'hésitaient pas, par contre à récolter les lauriers de mes travaux pour leur propre avancement. Et puis dans ma courte expérience albigeoise, je me suis faite jeter comme une merdouille alors que j'assurais 2 postes, sans formation, pour le smic, alors je pensais plus valoir grand chose...
 
En même temps, pas d'emballement, gardons la tête froide, vérifions que les chevilles n'enflent pas, tant que rien n'est fait, on y croit pas. Au pire, si je n'y reste que 3 mois, ça aura vraiment été 3 mois de réel plaisir. Mais alors si ça dure, pétard, je veux même pas l'imaginer, rien que d'y penser je sens les larmes monter...
 
Je m'étais dit que je n'en parlerais pas temps que rien n'était fait, par pure superstition.
En même temps, un blog s'est sympa pour crier les colères, pousser des coups de gueules, mais là trop envie de partager mon incroyable bonheur professionnel...
Je pense aussi à celles qui cherchent du boulot, qui desepèrent d'en trouver par ces temps difficiles et j'espère ne pas leur donner le bourdon avec mon euphorie. Et puis la leçon du truc c'est quand même qu'il faut savoir attendre et que parfois ça tombe juste quand il le faut!
 
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La malédiction des Trencavel
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